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Luc 7:11-17
Il dit à la veuve de Naïn : 'Ne pleure pas'.

Élevage du fils de la veuve à Nain,

Peinture de Maître de la Passion de Darmstadt (1420-1460),

Huile sur panneau,

Peint vers 1445

Alte Pinakothek, Munich

 
 
 

Lecture de l'Évangile

Jésus se rendit dans une ville appelée Naïn, accompagné de ses disciples et d'un grand nombre de personnes. Comme il était près de la porte de la ville, il arriva qu'on portait un mort pour l'enterrer, fils unique de sa mère, qui était veuve. Une grande partie des habitants de la ville étaient avec elle. Quand le Seigneur la vit, il eut pitié d'elle. Il lui dit : "Ne pleure pas". Puis il s'approcha et posa sa main sur le brancard, et les porteurs s'arrêtèrent, et il dit : "Jeune homme, je te dis de te lever. Et le mort s'assit et se mit à parler, et Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis d'admiration et louèrent Dieu en disant : "Un grand prophète est apparu parmi nous, Dieu a visité son peuple. Et cette opinion de lui se répandit dans toute la Judée et dans toute la campagne.

 

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Réflexion sur le tableau

Aujourd'hui, nous rencontrons une femme accablée par un profond chagrin, qui vient de perdre son fils unique. Imaginez la profondeur de son chagrin, le désespoir qu'elle a dû ressentir. Son fils était probablement sa plus grande source de joie, d'amour et de sécurité. Elle est simplement connue comme la "veuve de Naïn" - aucun nom, aucun autre détail n'est donné.

 

Puis, au milieu de son désespoir, quelque chose d'extraordinaire se produit. Jésus arrive et, par un ordre simple mais puissant, il change tout. Il lui dit : "Ne pleure pas", avant d'accomplir le miracle de ressusciter son fils d'entre les morts. Qu'est-ce que cela nous apprend ? Que rien, pas même la mort, n'échappe au pouvoir du Christ. S'il peut apporter l'espoir à la veuve de Naïm dans ses heures les plus sombres, nous pouvons nous aussi lui confier tous nos soucis, nos ennuis et nos peurs.

 

Le tableau, attribué au Maître de la Passion de Darmstadt, l'un des artistes les plus habiles de la région du Rhin moyen au milieu du XVe siècle, dépeint cette scène avec un profond symbolisme. La veuve n'est pas vêtue de noir, mais de blanc, une couleur qui représente l'espoir. Bien qu'elle pleure encore, son manteau blanc suggère la promesse d'une nouvelle vie. Le fils, bien que représenté comme un adulte, est de taille réduite pour souligner son rôle d'"enfant". Ses mains sont jointes en prière, un geste de gratitude envers le Seigneur, tandis que le Christ les embrasse doucement. La crainte des spectateurs, décrite dans le récit de Luc, est palpable dans les expressions de la foule, dont les visages sont remplis d'émerveillement.

by Père Patrick van der Vorst

 

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